Nancy, août 1914.

Nancy, août 1914.
Voici, retracées sur un fond de carte, les différentes positions du régiment autour de Nancy.
Il demeurera en Lorraine jusqu'au 20 août, date à laquelle il se rembarquera en gare de Nancy pour rejoindre les Ardennes.
Il quitte ce secteur au moment où celui-ci va s'enflammer.
En effet, ce même 20 août 1914, une attaque allemande est prononcée sur Nomény, ville ou le Régiment effectuait encore des patrouilles l'avant-veille.
Les unités de l'active prélevées sur ce coin de frontière furent en partie remplacées par des unités de réserve issues de la mobilisation.
Il est à noter qu'un des régiments de réserve qui va subir de plein fouet cette offensive se trouve être le 277ème r.i., régiment de réserve mis sur pied lui aussi à Cholet.
Ce premier choc pour des soldats-réservistes quasi-trentenaires et majoritairement pères de familles, fut terrible :
Sur un effectif total à peine supérieur à 2.000 hommes, les pertes (tués + blessés) s'élevèrent à 1.150 hommes.
# Posted on Wednesday, 08 June 2005 at 12:17 PM
Edited on Wednesday, 08 June 2005 at 12:31 PM

le IXème corps d'armée

le IXème corps d'armée
Voici la IXème Région composée des département de l'Indre, de l'Indre et Loire, de la Vienne, du Maine et Loire et des Deux-Sèvres.
Cette région ou corps d'armée est scindée en deux divisions la 17ème au sud et la 18ème au nord, cette dernière regroupant les départements 37 et 49.
On y retrouve les régiments d'infanterie (avec une croix) et leur numéro en bas à gauche.
# Posted on Tuesday, 24 May 2005 at 5:45 AM
Edited on Wednesday, 25 May 2005 at 5:22 AM

Avant d'aller plus loin

Avant d'aller plus loin
Pour bien comprendre ce que représentait un régiment d'infanterie en 1914, un petit rappel s'impose peut-être...
tout d'abord, qu'est-ce que la France "militaire" de l'époque ?
Ce sont 21 portions de territoires appelées régions ou corps d'armée. Pour ceux qui cherchent le 19ème, il était à l'époque en Algérie.
Celui qui va nous intéresser est le IXème.
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# Posted on Saturday, 14 May 2005 at 8:32 AM

En couverture, Nancy et le Grand Couronné (source : historique régimentaire)

Le régiment débarque à Pont-Saint-Vincent, les 6 et 7 août, de là il gagne Nomeny par Nancy. Le 14, le 3ème bataillon prend les avant-postes à Clémery où il relève des chasseurs. L'organisation du terrain comporte des tranchées que l'on recouvre pour se protéger non des obus mais de la pluie. On n'est pas en effet, à proximité immédiate de l'armée allemande ; seules des reconnaissances de cavalerie ennemie prennent le contact avec des patrouilles envoyées à environ 2 kilomètres de la ligne des petits postes. A Landremont, la 1ère section de mitrailleuses ouvre le feu sur le premier avion allemand apparu dans la région.
Mais à la suite de l'invasion de la Belgique par les armées allemandes, le régiment quitte le Grand Couronné, s'embarque à Nancy à destination de Sedan, le 19 août. Seule la 36ème brigade a été dirigée sur la Belgique, l'attaque allemande déclenchée en Lorraine au moment où la division s'embarquait a obligé le maintien de la 35ème dans cette région.
# Posted on Saturday, 14 May 2005 at 8:26 AM
Edited on Saturday, 14 May 2005 at 8:38 AM

La mobilisation (source : historique régimentaire)

La mobilisation (source : historique régimentaire)
Dans le courant de juillet 1914, 1e régiment était au camp du Ruchard, lorsque soudain la situation diplomatique devint menaçante.
Le 77ème regagna aussitôt sa garnison, et quelques jours plus tard on apprenait que l'Allemagne, refusant de s'interposer pour arrêter le conflit entre la Serbie, soutenue par la Russie, et l'Autriche, excitait cette dernière puissance en sous main, et rendait ainsi la guerre inévitable.
Les événement se précipitent. Le 1er août, le Kaiser déclare la guerre à la Russie et le 2 à la France. Le sort en est jeté, la lutte qui doit mettre toute l'Europe en feu va commencer.
Le 4 août, au matin, on affiche dans toutes les communes l'ordre de mobilisation. Le soir de ce jour, une retraite militaire parcourt les rues de Cholet et s'arrête devant la sous-préfecture.
La foule et la troupe chantent la Marseillaise ; aux acclamations de tous, le colonel LESTOQUOI et le sous-préfet s'embrassent.
Le lendemain, les trois bataillons s'embarquent, le second emmenant vers des destinées glorieuses notre drapeau qui verra dans la suite quatre palmes et deux étoiles orner successivement la croix de guerre attachée à sa hampe, témoignage de l'héroïsme de ses sublimes défenseurs. Les wagons sont couverts de fleurs, et c'est parmi les ovations d'une foule imposante que les Vendéens, Angevins, Poitevins et Bretons du 77ème d'infanterie quittent leur chère garnison pour la base de concentration.
# Posted on Thursday, 12 May 2005 at 2:16 PM